samedi 30 juin 2007

Thomas Fersen

Un ch'tite version de la pièce montée des grands jours, en live s'il vous plaît. J'ai pas vraiment adhéré à son dernier album, mais celui-là était vraiment excellent, loufoque, rock, avec des paroles comme lui seul peut en écrire (il y a en particulier une chanson sur les cravates hallucinante de virtuosité).


A l'origine, ce morceau bien déjanté sur l'univers carcéral était un duo entre Thomas Fersen et Marie Trintignant.

mercredi 27 juin 2007

Les premiers effets du programme Sarko pour les écoles...

Depuis plusieurs années, les classes de Cp de mon école, située dans un quartier difficile, étaient renforcées : on avait (9 h par semaine) le soutien d'un aide éduc recruté pour sa volonté affichée de devenir Prof.
Cela profitait à tout le monde. Nous pouvions mettre en place des ateliers, des séances d'apprentissage de la lecture beaucoup plus vivantes, et être bien plus près de nos élèves et de leur besoin.
C'était aussi une super expérience pour ces futurs prof qui pouvaient se rendre compte de ce que c'est que d'être instit.
Grâce à ce renforcement, on arrivait tant bien que mal à faire apprendre à lire la plupart des gamins de nos classes.
La semaine dernière, premieres rumeurs : les contrats de ces aides éduc ne seraient pas renouvelés. Coup de tel affolé à l'inspection accadémique, et l'on nous assure que c'est sans fondement.
On respire...jusqu'à mardi, où l'on a appris finalement que notre hierarchie nous avait menti : on nous supprime bien ces moyens. Fin de la lutte contre l'illétrisme. Fin des CP renforcés. On nous supprime aussi une classe.
ça se passe comme ça dans sarkoland.

dimanche 24 juin 2007

Julien Doré

Je suis tombé sur une emission (nouvelle Star) finalement pas si conne que ça, et j'y ai découvert un véritable OVNI. Julien Doré a gagné ce radio crochet très amélioré et pas vicelard ni voyeuriste, en prenant l'habitude de nous faire quelques versions complètement alumées et toujours très décalées de tube pour midinettes (Moi lolita d'Alizée par exemple).
En recherchant quelques vidéos de ses performances, je suis tombé sur lui et son groupe, et très franchement ça a de la gueule, ça fait un peu penser aux B52, pour ceux qui connaissent ce groupe de déjantés...


Bon OK, après Schubert, ça peut paraître assez surprenant...

vendredi 22 juin 2007

Schubert : sonate D 960 pour piano

Atteint d'une maladie incurable, schubert jette ses dernières forces dans l'écriture de deux gigantesques sonates pour piano, la D959 puis la D960. Y transparaissent tour à tour les souvenirs des jours heureux, la mélancolie, et l'abattement.
L'andante de la D960 est un adieu à la vie déchirant, terrible, d'une hallucinante et sombre beauté.
Voilà la version de Brendel. ça dure presque 10 minutes, alors il faut s'assoir, fermer les yeux. Derrière chaque note, Schubert nous crie sa soif de vie, sa colère face à la mort qu'il sait imminente.
A ne surtout pas écouter les soirs de spleen.

jeudi 21 juin 2007

"sale français !!"

La scène se passe dans mon école (un de ces gros mâchins de banlieu, avec 360 gamins dedans, 25 instit', des locaux impersonnels et froids, 29 nationnalités différentes... enfin tout pour réussir quoi).
Les mômes sortent de la cantine, il y en a un qui est serré de près par une assistante d'éducation. Furieuse, elle me raconte la scène : ce petit bonhomme a traité un autre enfant de "sale français", et ce n'est pas la première fois que ça arrive. Il se moque royalement des adultes, et ne montre aucun respect envers eux.
Je le regarde et je lui fais remarquer que les insultes racistes sont punissables par la loi. Il me toise à son tour avec un petit sourire éffronté que je connais malheureusement trop bien.
Il porte un prénom très francophone, je lui demande quelle est sa nationnalité. Il me répond avec aplomb : "j'suis tunisien". Je l'emmène dans le bureau du directeur, je sors sa fiche de renseignements, et là , surprise : il est français. Je lui mets la fiche sous les yeux, il reste sans réaction. Je lui fais remarquer qu'il s'est tout simplement insulté lui-même. Il ne répond pas. Puis il lève la tête, me défie à nouveau du regard en me répondant : "ouais, mais moi j'mange pas d'porc".
Parmi les gamins de nos classes, beaucoup ne savent finalement pas qui ils sont. Tout est confus pour eux : leur nationalité, celle de leur parent, leur religion. Ils sont balottés entre la culture d'un pays d'origine souvent fantasmé et un environnement occidental pas toujours très bien compris.
Ce gamin en est un parfait exemple. Je n'ai pas voulu le punir, je lui ai proposé de m'écrire un texte pour m'expliquer pourquoi il aimait tant la Tunisie, et pourquoi il détestait la France. Il s'est plié bon gré, mal gré à l'exercice. Ce qui en est ressorti est assez éloquent.
La Tunisie pour lui, c'est les vacances, les gens qui vivent sans bosser, la mer, les copains de papa tous en moto qui l'emmène faire la fête le soir sur la plage.
Et la France ? La France, ben c'est nul. Voilà. Nul.
J'ai beau lui avoir fait remarquer qu'en Tunisie aussi les gens devaient travailler dur pour s'acheter des motos, et que si son papa avait choisi de venir en France ce n'était pas pour rien. Et puis que la France lui donnait beaucoup, qu'il se devait de la respecter. Mais rien n'y a fait.
Du haut de ses 1 mètre 30, ce bout d'homme n'a déjà qu'une idée en tête : La France est nulle, les français sont nuls. Il y a dans son regard un mépris qui me fait encore froid dans le dos. J'aurais voulu que les parents fassent quelque chose, lui racontent la vraie vie de là bas, et pourquoi ils ont tout quitté pour venir ici. Mais je n'ai pas réussi à les contacter, et le gamin ne leur a pas montré le mot que j'avais préparé à leur intention.
Je l'ai retrouvé le lendemain, affichant devant ses copains hillares ce même air narquois relativement insupportable, il faut le reconnaître. Je me suis alors fâché. Le môme a eu droit à une vraie punition... qu'il a refusé de faire, y compris face à la directrice.
Et on s'est retrouvé là, comme des cons face à lui, tout nu et sans solution. Il avait gagné. Depuis il a toujours son petit sourire narquois quand il me voit, mais il faut rester zen, même si j'ai le sentiment qu'une petite baffe pédagogique lui aurait fait le plus grand bien.
C'est ça aussi, être instit en banlieu.

Emily Loizeau : l'autre bout du monde

J'aime beaucoup sa personnalité et sa voix forte, suave.
Son album est relativement inégal, mais quelques morceaux sont vraiment de haute tenue et montrent tout son talent. L'ambiance y est douce, étrange. C'est parfois drôle, parfois tendre ou mélancolique.
Enfin voilà, à écouter pour ceux qui aiment la bonne chanson française.
Ci joint une version taratatesque revue et corrigée de "l'autre bout du monde", avec l'appui d'un violonceliste qui visiblement ne tient pas son instrument pour la première fois...

dimanche 17 juin 2007

georgette


une artiste rencontrée au hasard d'une expo à Besac. J'avais bien aimé, ça me fait un peu penser à Niki de Saint-Phalle. C'est vif, vivant.
Allez faire un tour sur son site (clic sur la photo du tableau), ça vaut le coup d'oeil.

calculer son empreinte écologique...


A quoi ça sert ?
- A se rendre compte de l'impact de notre mode de vie personnelle sur la planète,
- A connaitre la surface de Terre utilisée pour subvenir à nos besoins,
- A comparer notre empreinte écologique à la moyenne de ce que pourrait offrir la Terre.

C'est un calcul simple à faire, assez rapide, et qui donne une bonne idée de l'enjeu écologique de ces prochaines années.

Je pratique autant que possible le covoiturage, le vélo et les transports en commun, je fais attention à ma consommation d'électricité et d'eau, et pourtant je suis encore loin du compte : si le monde entier avait mon niveau de vie, il faudrait l'équivalent de trois planètes. Pour avoir le niveau de vie d'un américain moyen, il en faudrait 5. Quand on pense que c'est leur modèle économique qui prévaut à l'heure actuelle, ça fait froid dans le dos.
Pour calculer votre empreinte à vous, cliquez sur le sigle du WWF.

jeudi 14 juin 2007

la sciences de rêves (Michel Gondry)

Que dire de ce film ? Tiens, je vous livre d'abord le résumé de Allociné :
"Venu travailler à Paris dans une entreprise fabriquant des calendriers, Stéphane Miroux mène une vie monotone qu'il compense par ses rêves. Devant des caméras en carton, il s'invente une émission de télévision sur le rêve.
Un jour, il fait la connaissance de Stéphanie, sa voisine, dont il tombe amoureux. D'abord charmée par les excentricités de cet étonnant garçon, la jeune femme prend peur et finit par le repousser. Ne sachant comment parvenir à la séduire, Stéphane décide de chercher la solution de son problème là où l'imagination est reine..."
L'univers de Michel Gondry est très particulier, c'est vrai. Je l'adore car c'est un des seuls réalisateurs que je connaisse qui se sert d'effets spéciaux très recherchés pour construire de la poésie. C'était déjà le cas dans son précédent ouvrage (l'excellent "Eternal sunshine of the spotless mind"), ça va encore plus loin cette fois-ci.
Quand en plus toute une brochette d'acteurs donne le meilleur d'eux-même (Charlotte Gainsbourg, Gaël Garcia, Alain Chabat...), ça donne un film à voir d'urgence.

mercredi 13 juin 2007

Thome Yorke acoustique

juste pour le plaisir, un moment rare avec un artiste d'exception. Je n'aurais jamais imaginé qu'un tel morceau puisse être repris juste comme ça, à la une guitare sèche.