jeudi 2 octobre 2008

Darkos : la vidéo censurée

Le simple fait que ce passage ait été censuré mérite qu'on le diffuse largement sur le net, non ?
Et puis Darkos qui se ridiculise, ça ne change rien au grand cirque dans lequel il a plongé l'école primaire, mais ça fait quand même du bien.

mercredi 24 septembre 2008

La Souche

Tiré d'un live, c'est du Souchon pur jus, mélancolique à souhait, belle musique, texte fabuleux, sensible, profond, tout en retenue.

Et puis ce titre sublime...

Yaël Naim

J'aime bien le rythme de cette chanson, très originale dans son ensemble. La voix est remarquable.

mardi 16 septembre 2008

Ferré



Je l'ai toujours imaginé droit dans ses bottes, le grand Léo, poète anar jusqu'au bout des ongles, fier de son art et refusant la facilité.
Je garde un souvenir encore vivace d'une de ses dernières apparitions à la télé. Il avait chanté Les vieux copains, une merveilleuse chanson. Le public semblait retenir son souffle et boire chacun de ses mots.
C'était tout simplement beau.

Darcos et l'école maternelle

Parole de ministre, à écouter en cliquant sur le titre parce que ça vaut son pesant de cacahouètes ...
Dans mon école, je vois passer des gamins qui ne savent pas ce qu'est être élève. Ils arrivent au CP vierges de toute connaissance dans ce domaine parce que les parents n'ont pas cru bon de les emmener à la maternelle du coin.
Les instit y font généralement un super boulot, ils construisent les enfants patiemment, pour leur permettre d'arriver au CP avec tout ce qu'il faut de compétences pour apprendre à lire, écrire, compter.
Darcos cherche à détruire l'édifice. C'est visiblement ce qu'on lui demande en plus haut lieu, et ça fait froid dans le dos.
On se retrouve face à une bande d'incompétents, dégoulinant de mépris pour ces maires et ces instit probablement jugés trop peu parisiens pour comprendre le monde d'en haut, le leur, celui qui réfléchit et qui sait.
Les mots de Darcos sont abjects, insultants.
Il oublie que les écoles donnent souvent le dernier souffle de vie de ces villages que lui-même et ses amis ont largement contribué à désertifier (disparition des bureaux de poste, des petites administrations et des commerces de proximité...).
Et puis la maternelle à la carte, payable par les parents, c'est tellement plus anglo-saxon... voilà le modèle à suivre, paraît-il...
Que les maires de ces zones cherchent à sauver ce qui peut l'être en inscrivant les petits de 2 ans, ça mérite le respect.
Que les instits s'évertuent à accueillir et à encadrer les gamins dès le plus jeune âge, ça mérite aussi beaucoup de respect parce que c'est difficile.
Il fût un temps pas si lointain où l'école maternelle française était considérée comme un modèle à suivre partout en Europe. Darcos ferait bien de s'en souvenir.

lundi 8 septembre 2008

Prise en charge du handicap à l'école : le grand mensonge

Ah ! notre cher ministre de l'éducation... toujours le mot pour rire. Il fallait l'entendre l'autre jour, s'extasier devant la réussite de l'accueil des enfants handicapés à l'école.
Les moyens en accompagnement, parlons-en... car en effet, quelques vérités s'imposent.
- C'est un mensonge de dire que l'état a recruté du personnel spécialisé : on a juste supprimé les contrats d'aide éducateur pour en transformer quelques uns en Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) chargés de l'encadrement des enfants handicapés.
- C'est un mensonge aussi de dire que le personnel est formé. En trois ans d'accueil d'enfants sourds dans ma classe, j'ai eu droit à une semaine de formation générale sur le handicap.
Un petit exemple pour illustrer le propos : notre école devait accueillir 3 jeunes sourds, chacun bénéficiant de l'aide d'une AVS 15h par semaine.
Au retour des vacances, chaque enfant ne disposaient finalement que de 8 h par semaine, à charge pour l'instit de se dépatouiller tout seul le reste du temps d'école.
Après avoir menacé de faire venir la presse le jour de la rentrée, on a finalement obtenu 12 h pour chacun de nos 3 enfants.
On ne se berce pourtant pas d'illusion, on sait très bien que les heures obtenues l'ont été sur le dos d'autres gamins handicapés qui eux n'auront plus rien...

mardi 26 août 2008

Schubert, sonate pour piano D960


Schubert se savait condamné quand il a écrit ces deux monuments de la musique pour piano que sont les sonates D959 et D960.
L'andante de la D960 est un des morceaux les plus déchirants que je connaisse.
Quand en plus il est joué par Brendel, ça donne quelque chose d'inoubliable.
A écouter au calme, l'esprit vagabond et détendu.
Déconseillé par contre les soirs de blues...

samedi 23 août 2008

Gabriel Fauré

Comment peut-on laisser aussi peu de place à un artiste de cette trempe ?
La musique de chambre de Fauré est pourtant magnifique, ses nocturnes pour piano largement à la hauteur de ceux de Chopin, ses œuvres pour orchestre sublimes.
C'est avec un quatuor à cordes plein de lumière, d'une intensité extraordinaire, qu'il a fait ses adieux à la vie.
Pourtant on n'a gardé finalement que peu de chose de Fauré : son requiem, sa Pavane ressassée à toutes les sauces ces dernières années. On a oublié l'essentiel d'une œuvre peut-être trop exigeante pour nos oreilles contemporaines, peut-être aussi trop intérieure et profonde pour exister dans une société aussi superficielle que la nôtre.
Allez, quelques extraits pour le plaisir...
D'abord la Pavane (version piano, histoire de changer...)

Et puis l'Agnus Dei de son requiem,

mercredi 20 août 2008

le premier jour du reste de ta vie

Sympa ce titre.
Je ne sais pas si le film est bon, mais je n'arrête pas de ressasser ce slogan de mai 68.
Le premier jour du reste de ta vie.
Ah...oublier tous les tumultes du passé, tout ce qui nous tourmente et nous empêche d'avancer... ça, c'est une base solide pour mener une vie heureuse.
Chaque jour se régénérer, renaître le cœur léger et gonflé d'énergie. ça ne vous fait pas rêver ?
Moi si.

mercredi 13 août 2008

Tokyo, de Mo Hayder

UN petit résumé trouvé sur le net :
"Quand Grey débarque à Tokyo sans argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher...
Obsédée par un passé tumultueux, elle a quitté son Angleterre natale dans le seul but de retrouver un vieux film disparu. Ces images seraient l'unique témoignage visuel des atrocités commises par les Japonais à Nankin en 1937.
Un seul homme pourrait aider Grey. Un survivant du massacre, professeur à l'université Todai. Mais ce dernier, méfiant, refuse de répondre aux questions de la jeune femme.
Perdue dans une ville étrangère où elle ne connaît personne, Grey accepte un emploi d'hôtesse dans un club de luxe fréquenté par une clientèle d'hommes d'affaires et de yakuzas. Parmi eux, un vieillard en fauteuil roulant entouré de personnages terrifiants, et qui doit, paraît-il, sa longévité à un mystérieux élixir, qui suscite bien des convoitises..."
Le roman le plus noir, le plus macabre qu'il m'ait été donné de lire. Et pourtant ce livre m'a envoûté. le scénario est fabuleux, et Hayder y dresse une galerie de personnages hors du commun, monstrueux, terrifiants. Pas un seul qui n'ait rien à cacher.
Hayder explore le côté le plus sombre, le plus repoussant, et parfois même le plus insoutenable de l'âme humaine. Mais le livre est traversé de fulgurance humaniste, et il ne sombre jamais dans l'horreur voyeuriste.
Quand je me serai remis de ce Tokyo (il me faudra beaucoup, beaucoup de temps), j'irai jeter un coup d'œil sur les autres livres de Hayder. Son écriture est fabuleuse.